25-07-2017 : la veille du départ c’est déjà compliqué

25-07-2017
Les difficultés ont commencé quelques jours plus tôt. Alors que nous étions en route vers Marseille, nous recevons un email de Booking.com nous avertissant que notre hôtel réservé à Pékin considérait notre carte de paiement invalide. Quelques minutes sur le téléphone pour saisir à nouveau le numéro de carte et nous pensions avoir résolu l’affaire. Au retour à Courcelles, nous nous apercevons que l’hôtel a annulé notre réservation et qu’il vient de refuser de recevoir les billets de train que l’agence nous a fait livrer. Cette année, nous commençons encore plus fort ! Laurent passe donc le Lundi à essayer de débrouiller la situation. On est sûr que nos cartes sont bonnes et c’est à peu près tout… Par un jeu de dupes et une réservation 130 € plus chère, on peut espérer que Booking gérera le cas de sur-réservation que l’on soupçonne. Au moins notre début de programme à Pékin est connu : trouver un hôtel et partir à la chasse aux billets de train qui sont requis pour la suite de ce voyage.

26-07-2017 : une journée éprouvante

D’abord, il y a eu cette confusion sur l’adresse de l’hôtel. Même nom de rue mais pas le bon quartier : un gentil chinois nous indique le moyen de nous rendre au bon endroit, le taxi lui n’a pas voulu quitter son secteur. Arrivés à la station de métro, nous tombons sur un chinois parlant français qui prend le temps de nous conduire à l’hôtel. C’est à partir de ce moment que les choses se sont compliquées. L’hôtel n’a pas de place pour nous malgré une réservation toujours valide. S’en suivent alors 3 heures d’échanges avec Booking pour trouver une solution. On nous donne finalement un hôtel à 7 km de là. Nous acceptons par défaut. Aucun taxi ne veut nous prendre à 5, nous voila repartis pour le métro, avec Timothée qui ne récupère toujours pas du mal de l’air qui l’a saisi dès les premières minutes de vol. Ce nouveau logement est un appartement, nous avons une adresse et un numéro de téléphone. Sur place, comme d’habitude nous cherchons une âme charitable pour nous aider. Un jeune chinois appelle pour nous et nous indique qu’ils n’ont aucune place pour nous. Merci Booking.com !!
On cherche alors un logement par nous-même. Premier hôtel complet, mais après 2 heures d’occupation de leur entrée, l’arrivée de nouveau personnel et l’utilisation d’un traducteur en ligne sur son téléphone, on trouve un hôtel pas trop loin avec 2 chambres disponibles. L’arrivée se fera un tricycle. Ça ira pour une nuit, personne ne parle anglais et ils ne prennent que le cash : on ne pourra pas rester là ! Finalement en arrivant à utiliser le WiFi par miracle, on arrive à réserver pour les 3 autres nuits dans un hôtel mieux situé. La nuit est déjà tombée et nos ventres affamés réclament. Nous nous retrouvons dans un restaurant local qui n’a jamais dû recevoir de touristes étrangers. Nous sommes une attraction qui attire la bienveillance. Nous choisissons en pointant du doigt des brochettes ou une ligne d’un tableau en chinois.

Pas facile de choisir

Heureusement qu’Hélène a su dire riz en chinois (de mémoire). Pendant le repas, un des clients nous a même apporté des cuillers voyant que certains avaient un peu de mal avec les baguettes.

27-07-2017 : la Cité Interdite

Premier objectif de la journée : verrouiller l’hôtel. Après le petit-déjeuner nous partons de l’hôtel excentré, nous sommes un peu pressés car il faut éviter la queue à l’entrée de la Cité Interdite. Il nous faut la facture si on veut avoir une chance de se faire indemniser par Booking. Un quart d’heure et ils n’ont toujours pas compris ce qu’on veut. Temps pis, on abandonne. 30 minutes de métro, à la sortie, on trouve une petite chinoise qui nous conduit à l’hôtel, ça tombe bien elle y travaille. Et là, bonne surprise, les chambres sont bien réservées et disponibles. Bon, le tarif est 40 % supérieur à ce qu’indiqué sur la réservation, mais l’emplacement et le standing de l’hôtel sont vraiment top. On reste.

15 minutes de marche et nous sommes à la Cité Interdite. Là, il faut se mettre dans l’une des 12 files pour acheter nos entrées. 1 heure plus tard la visite commence.

Deux qualificatifs pour l’endroit : grandiose et démesuré. Nous avions pris des audioguides automatiques qui débitent des commentaires en fonction de l’endroit où l’on se trouve.

C’est plutôt instructif mais à chaque fois il y a une tonne de Chinois qui sont devant et qui ne sont pas pressés de libérer la place. Sinon, pour apprécier pleinement il faut un peu de culture chinoise, qui nous faisait défaut. Quelques expositions sympa et climatisées ont ponctué notre visite.

Après un peu plus de 3 heures, nous décidons d’aller Place Tian’anmen. L’organisation de la circulation est impitoyable, il faut sortir par l’Est ou l’Ouest mais pas par le Sud – qui le chemin direct. Nous parvenons bien à passer le barrage mais nous devons capituler au second. Cela nous fait faire un détour réglementaire de 20 minutes. On en profite pour appeler l’agence de l’hôtel pour organiser la visite du lendemain : la muraille. Pour rentrer sur la place, nous subissons un security check, comme à chaque fois que nous prenons le métro d’ailleurs. Une petite photo sous Mao puis direction le Parc du Temple du Ciel.
Nous arrivons trop tard pour la visite du temple, mais le parc est joli et reposant, et on peut voir une bonne partie de ce temple splendide.

Repas du soir dans un restaurant d’un mall voisin. Pas assez typique à notre goût.

28-07-2017 : la muraille

Le décalage horaire n’est pas encore bien absorbé. Le réveil est un peu difficile mais il faut se lever.

Nous prenons le p’tit déj dans la chambre des enfants avec les provisions achetées la veille.
Le RDV est à 9h30 dans le hall de l’hôtel et nous sommes juste à l’heure.
C’est parti pour 1h45 presque 2h (80 km au nord) de route en mini bus.
Arrivés sur place, deux possibilités s’offrent à nous : y monter à pieds ou en télésiège mais dans 2h on doit être revenu au bus. Le temps est compté pour parcourir une portion des 3500 km de l’édifice vieux de 500 ans.
Nous choisissons le télésiège pour profiter de plus de temps sur la muraille.

Sur la muraille, nous allons d’une tour de guet à une autre. La muraille est sur la montagne et suit le relief. La pente est parfois un peu raide et quand il y a des marches, elles peuvent varier de 5cm à 45cm. Le pékinois blasé peut venir se distraire ici en se filmant avec son drone de compétition. Images qu’il postera ensuite sur YouTube grâce à son VPN ou plus directement partagées sur WeChat.

 

Puisque nous avons pris le télésiège, nous avons droit au retour en toboggan. 2500 m de piste , 7 minutes de descente : tout le monde a aimé.
Sur la route du retour, nous avons fait une pause dégustation de thé. Il y en a pour tous les goûts et chaque variété est aussi un remède pour différents problèmes. Nous avons quand même craqué pour infusion aux fruits séchés -qui n’a rien à voir avec le thé- et qui est très bonne ainsi qu’une tasse qui change de décor selon la température de son contenu.


Nous avons fini la journée en nous promenant dans les « hutongs » qui sont des rues étroites de la vieille ville.

29-07-2017 : temples et palais

Aujourd’hui est une journée au programme pas vraiment établi. Nous décidons donc de prendre le petit-déjeuner à l’hôtel (formule buffet indécente) mais bon, nous sommes calés pour la journée.
Après quelques hésitations, nous nous mettons en route vers le Palais d’été. C’est à 1h30 de l’hôtel dont 1h de métro. C’est un parc immense avec de nombreux édifices et un lac qui occupe les 3/4 de la surface. La circulation sur l’eau est presqu’aussi encombrée que dans la rue. Le plus remarquable : une allée couverte de 700 mètres de long décorée de 4444 tableaux différents.

Pour perpétuer la tradition

Le Samedi, c’est bondé de touristes chinois à 99 % .
La pagode en marbre est une autre curiosité du palais d’été.

L’enchaînement des salles à l’entrée se fait sur des espaces largement moins étendus que ceux de la Cité interdite et rend l’endroit plus agréable.


Au retour, en touristes consciencieux, nous visitons le Temple des Lamas, où Augustin et Timothée s’improvisent bouddhistes pour le plaisir de faire brûler de l’encens comme tout le monde.

Parmi les nombreuses représentations de Bouddha, celle de 26 mètres de haut taillée dans un seul tronc de santal est celle qui sans doute la plus impressionnante. Difficile à retranscrire en photo, elle est dans un temple et il n’y pas de recul.
Le temple de Confucius est très proche, nous enchaînons donc la visite. Pour y arriver, nous parcourons un hutong un peu plus animé que celui que nous avions visité la veille. Le Temple de Confucius nous présente quelques statues du vieux sage bien mises en valeur et sans doute quelques-unes de ses célèbres pensées mais en chinois seulement.


Le soir, nous nous remettons en route vers le Nord en quête d’un restaurant.
Ce soir encore nous avons créé l’attraction. Nous avons mis un peu de temps à réaliser qu’il s’agissait d’une formule exclusive fondue chinoise. Ce que nous prenions pour une soupe était le bouillon de la fondue. Là encore la traduction en ligne a bien aidé les serveuses à l’anglais défaillant (ou le touriste incapable de comprendre / s’exprimer en chinois). Finalement nous avons eu un repas correct et mémorable pour tous. Parmi nous, certains assurent mieux que d’autres avec les baguettes, mais des pâtes bien molles dans un bouillon un peu gras, c’est quand même pas facile.

Les fourchettes sont rapidement arrivées sur la table.
Sur le chemin de retour, nous faisons un petit passage par le supermarché alimentaire, c’est toujours riche d’enseignements et nous y achetons le petit-déjeuner du lendemain (pour les parents), les enfants préfèrent aller au Mac Do tout proche (un échec de plus dans l’éducation) .

30-07-2017 : dernière demi-journée à Pékin

Comme cela était prévisible, le Mac Do a semblé frugal et Augustin n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi les friteuses sont éteintes à 8h30. Nous refaisons les bagages, un peu de cash en prévision des zones reculées des prochains jours et check-out. Bonne surprise, la facture se rapproche du montant estimé au départ. Ils gardent nos sacs pendant que l’on va visiter le parc Benhaï, destination dominicale favorite du Pékinois. Il est à 3 km mais avons dû en faire un peu plus suite à 2 (petites) erreurs d’orientation. L’endroit est assez plaisant, et nous parcourons du Sud au Nord. Cela permettra de faire le retour en métro.

Beijing West Railway Station, c’est vraiment impressionnant. Ça fait la surface d’un énorme centre commercial et c’est un immense centre commercial de nourriture de dernière minute (chips, gâteaux, fast food, boissons, instant noodles, …). Augustin prend un pot de ces pâtes minutes pour une petite faim dans le train. Maintenant il faut s’entasser dans la salle d’attente numéro 10 assignée à notre train et au signal, les chinois se ruent pour accéder au quai puis au train qui ne partira que 30 minutes plus tard (mais à l’heure pile).


Ce que nous retenons de Pékin :
– c’est propre
– c’est bien moins bruyant que Manille : les scooters et la plupart des bus sont électriques
– le métro est nikel et hyper-sécurisé
– il y a des toilettes publiques tous les 200 mètres partout dans la ville
– c’est la ville de l’IOT. Des dizaines de milliers de vélos en libre accès déverrouillables avec son smartphone
– les Pékinois font des chorégraphies de groupe le soir devant les centres commerciaux
– les Pékinois ou les touristes chinois se dirigent dans la ville le smartphone à la main en se laissant guider par une appli du style Mappy, Google maps configurées pour les piétons.

Vélos en libre service

31-07-2017 : la cité ancienne de Pingyao

Pour notre arrivée du 30, notre hôte nous avait proposé de venir nous chercher à la gare. Nous avions accepté et ça a marché ! Nous arrivons assez tard et nous dînons à l’hôtel, beaucoup de charme, à l’intérieur des remparts mais à l’écart du tumulte. Repas excellent.

Aujourd’hui nous avions prévu de faire le tour des remparts. Impossible de se limiter à cela, il faut prendre le billet combo avec les 22 visites.
Au 3/4 du tour le soleil cognait vraiment fort et nous arrêtons pour parcourir le secteur piétonnier.

Le secteur des remparts est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Les bâtiments sont restés (ou ont été restaurés) semblables à leur aspect d’origine, il y a 600 ans.

Dans la tour Feng Shui

Un des acteurs de la saynette sur le jugement


Les habitations conservent une ou plusieurs cours carrées qui se succèdent un peu à l’image des temples.
Parmi les 22 visites, beaucoup nous montrent ces maisons dont la seule variation concerne le métier de la personne qui y habitait. Lassant à la fin, mais nous choisissons seuls la fin de la visite. Pingyao représente un point d’attirance touristique à l’image de la cité de Carcassonne ou d’autres sites du genre. On y trouve une concentration étonnante de restaurants ou vendeurs de produits pseudo-artisanaux ou souvenirs mais quelques fois des vrais artisans tisserands, tailleurs de jade ou polisseurs de noyaux.

On peut même acheter un criquet en cage

01-08-2017 : en route vers Xi’an

Notre train est à 14h, cela nous donne le temps pour poursuivre la visite de la vie. La veille, notre hôte nous a proposé de réserver une voiture pour la gare. Si elle ne nous l’avait pas proposé nous l’aurions demandé. Prévenance et discrétion participent à l’agrément : nous recommanderons l’adresse sur Booking & Tripadvisor. Une dernière visite à l’opposé de la ville, le Temple du dieu de la ville et nous rentrons boucler les sacs.

Le taxi est à l’heure et 15 minutes plus tard nous sommes à la gare. Le long de la route à 3 voies quasiment désertes , de nombreuses tours sont en construction en prévision de l’agrandissement certain de la ville (comme de beaucoup d’autres).
Le train grande vitesse est à l’heure et de grand confort.

On peut même y acheter des glaces Häagen Dazs

En traversant la région, la visibilité est vraiment très faible. L’atmosphère doit être obscurcie par la pollution ; en effet le phénomène s’amplifie lorsqu’on approche d’une zone de cheminées.

Pendant le trajet, les enfants se sont souvent fait déranger par des chinois voulaient prendre leur place. Ils ne savaient simplement pas lire leur ticket et Amandine leur indiquait la bonne rangée tandis que Timothée protestait à haut voix : « sont trop cons ces chinois »  assuré de ne pas être compris par les concernés.

L’arrivée s’est plutôt bien passée malgré un premier refus à l’entrée des remparts. Hélène a eu quelques difficultés à supporter l’accueil de l’auberge de jeunesse. Pendant que Laurent devait payer cash tout de suite, ils lui proposaient déjà une activité pour le soir. On sortait de 3 heures de train, 30 minutes de métro et 30 minutes de marche et on n’avait pas encore posé nos sacs. Alors ça a fait monter la pression.

On réserve notre tour pour le lendemain et la cheffe s’égare sur ses explications sur les tarifs étudiants. Nous paierons donc plein tarif. La propreté des chambres est 3 crans en dessous des 2 précédents logements, et ça n’a pas contribué à calmer Hélène. Augustin était gêné lui aussi par cette propreté relative.

Un repas dans un petit resto assez proche et l’humeur s’est apaisée, même si tout le monde a fait très attention en allant se coucher.

02-08-2017 : l’armée des guerriers en terre cuite

Pour la voir, cette huitième merveille du monde (parmi toutes celles qui prétendent l’être), il faut le mériter. Se lever tôt, prendre le minibus avec 2 autres touristes français et la guide. Jusque-là ça nous semblait bien parti. Ensuite, ça a été moins direct. On a dû s’arrêter 500 mètres plus loin pour attendre d’autres touristes … mais notre minibus est plein. 10 minutes plus tard, tout le monde s’entasse dans minibus plus grand. Et c’est parti pour 1 heure de bouchon sous une température extérieure de 36°C et une clim qui fonctionne à peine. On a eu bien chaud. Une halte commerciale dans une usine à soldats en argile et nous repartons pour une heure de bus.

Cocons de soie

A l’arrivée on a eu droit à une démonstration d’arithmétique de la part de notre guide qui a dû s’y reprendre en 3 fois pour fournir en ticket les passagers du bus.

L’armée en terre cuite a été découverte en 1974 par un fermier qui creusait un puits. L’exposition se fait sur 3 secteurs de fouille, dont le premier est le plus vaste et le plus intéressant. Nous faisons les 3 avec un temps libre minuté pour la visite.

On ne se rend pas compte de la taille. 140 cm d’après le guide.

Le déjeuner amoncelle les plats sur table à plateau tournant. Les touristes européens doivent se discipliner entre eux pour laisser les autres convives de la table se servir.

Le retour fut plus rapide, les bouchons sont beaucoup moins denses dans ce sens et à cette heure.
Pour achever la journée, les garçons restent dans leur chambre tandis que nous allons voir les traditionnelles Tour du Tambour et Tour de la Cloche et les rues du bazar musulman, l’une dédiée à la nourriture : brochettes, nougat, hamburger chinois, les autres aux babioles et articles de contrefaçon.

Tour de la cloche, annonce l’ouverture des portes de la ville

Tour de tambour, annonce la fermeture des portes de la ville (ou l’inverse)

Les maillets servent à aplatir la pâte de sucre/caramel

Pour le repas du soir, nous nous retrouvons dans un restaurant spécialisé dans l’écrevisse, mais nous l’avons compris un peu tard lorsque nous avons attendu vraiment longtemps notre plat de poulet. Comme à chaque fois nous créons l’attraction. Cette fois-ci le serveur était tellement distrait qu’il a oublié de nous donner les bols pour le riz. Mais il a vite réagi quand il nous a vu mettre le riz dans le récipient destiné à recevoir les écrevisses.

03-08-2017 : la pagode de la grande oie sauvage

La veille nous avons repéré un hôtel tout proche de notre auberge de jeunesse dans lequel aller prendre le petit déjeuner. Le début a été un peu dur, toutes les tables étaient prises. Avec plus ou mois de finesse nous avons réussi à nous asseoir à 2 tables voisines. Ensuite en insistant un peu, Hélène a obtenu du pain (de mie), ingrédient indispensable d’un petit-déjeuner. Les autres ont géré l’offre autant que possible. A la fin tout le monde avait mangé à sa faim. Bon pour le jus de fruits, on a un peu triché en passant par le magasin d’à côté.

La météo annonçait une chaleur plus importante que la veille. Dans ces conditions, il faudra faire l’impasse sur le quart de tour de rempart de la ville. Nous prenons donc le métro pour la pagode de la grande oie sauvage. Les abords sont peuplés de marchands.

Timothée négocie l’achat d’un éventail

A l’intérieur de belles salles avec des représentations de Bouddha dans toutes les matières. Pour le moment, c’est une des plus belles visites.
Nous passons le bout d’après-midi qu’il reste à découvrir les centres commerciaux des environs et à reprendre contact avec l’occident par une escale frites-coca au Mac Do.

Il faut ensuite récupérer les sacs à l’auberge et prendre le train. La gare de Xi’an est construite comme un aéroport : un étage pour les arrivées, un autre pour les départs. Tout est démesuré, par exemple 48 toilettes femme pour un quart du hall d’attente.

Hall d’attente de la gare de Xi’an

L’effervescence est la même qu’aux autres gares dès l’annonce de l’ouverture de la voie. Le train part évidemment à l’heure. A l’arrivée, on se fait harceler par les faux taxis.

Le quai à l’arrivée. Ils ont prévu large.

Laurent leur parle une langue imaginaire pour s’en débarrasser, ce qui marche pas mal sauf pour un plus tenace. Les garçons se sentent toujours un peu honteux dans ces cas là. Finalement on trouve les taxis réguliers et arrivons à les synchroniser. Temps de parcours et prix conformes à ce qu’annonçait l’hôtel :  ça se passe rarement aussi bien. L’auberge de jeunesse est plutôt agréable et un peu plus propre que la précédente. Repas correct à 2 pas avec encore une fois des découvertes.

04-08-2017 : les grottes de Longmen

Ah quel confort, une auberge de jeunesse dans laquelle on peut prendre le petit déjeuner.
Nous avons dû l’attendre un peu longtemps mais c’est confortable. Sans nous dépêcher, nous nous mettons en route pour les grottes. C’est à une vingtaine de km mais il existe une ligne de bus directe qui passe pas très loin. Les grottes sont au terminus, pour l’aller on devrait s’en sortir, pour le retour, on verra bien.
Les grottes s’étendent sur 2km de part et d’autre de la rivière Yi. C’est gigantesque, le travail de centaines de milliers d’hommes qui ont creusé et sculpté dans la roche pour honorer le bouddhisme. On compte 2100 grottes et niches, 100000 images et statues de Bouddha ….


La visite s’est faite par une forte chaleur et Amandine et Augustin ont fait l’impasse sur quelques centaines de marches.

Nous rentrons sans peine en bus en descendant au bon arrêt – il faut dire qu’on avait soigneusement repéré la route car aucun arrêt n’est annoncé ni ne porte de nom.
Après une petite pause lessive (l’avantage d’être en auberge de jeunesse) nous repartons à la découverte de la partie ancienne de la ville juste derrière notre hôtel. Au hasard des rues nous passons devant un vendeur de brochettes d’insectes. Timothée et Augustin se défient et s’encouragent à franchir le pas. Ils l’ont fait, avec une brochette de scorpions !!!


(Ils ont même dit, ragaillardis d’avoir osé : « allez demain on se fait une brochette de cafards… ») nous avons aussi goûté une sorte de pâtisserie multicolore. (Mais on ne sait pas ce que c’est.)

On les a goûtées, on ne sait toujours pas ce que c’est

05-08-2017 : le temple de Shaolin

Lorsque nous avons demandé conseil à l’auberge pour aller à Shaolin, ils nous ont immédiatement proposé les services d’un minivan avec chauffeur. Nous avons réservé sans hésiter. 8h petit déjeuner commandé la veille, 9h départ. Les chinois sont à l’heure. A 9h la voiture démarrait. 1h15 plus tard nous sommes au temple et nous avons donné rendez-vous au chauffeur à 14h pour le retour.

Statue à l’entrée du temple pour se mettre dans l’ambiance

On prend les billets et c’est la course pour rejoindre le temple du kung-fu et le spectacle de 10h30. Il faut dire qu’il y a 700 mètres à parcourir. Nous arrivons juste à temps, en grimpant sur ce qu’on pouvait pour voir au-dessus des spectateurs déjà installés. Le spectacle ressemble plutôt à un numéro de cirque, mais les acteurs sont vraiment doués. Il y a même un peu d’humour en faisant participer 3 spectateurs.


Ensuite nous parcourons le parc qui s’étend sur plus de 5km. Nous visitons le temple Shaolin qui est le berceau du bouddhisme en Chine. Par rapport aux autres temples que nous avons déjà pu visiter, celui-ci est décoré de couleurs vives. Après le temple, la forêt de pagodes, mais elles sont plutôt petites.

La tortue toujours très présente dans les temples et le feng shui

Quelques-unes des pagodes de la forêt

On a vu aussi un temple aux mille Bouddhas, qui sont des statues dorées représentant Bouddha dans toutes les positions, toutes les expressions,… Très peu de visiteurs, pas beaucoup d’intérêt : on a même eu le droit de rentrer par la sortie.

A la sortie du temple, on n’avait pas eu le temps de la faire en entrant.

Au retour, un peu de repos, la chaleur de la journée pèse sur chacun. On fait ensuite une balade dans le quartier et on découvre un supermarché bondé de clients. Beaucoup de denrées s’achètent au poids. On y fait quelques provisions en vue du complément de petit déjeuner du lendemain et les pâtes instantanées indispensables à tout voyage en train.
Le soir, on a voulu tester un nouveau resto. Les deux précédents étaient pourtant de bonnes références. On a quitté rapidement notre première tentative sur une difficulté insoluble de compréhension. Le second n’inspirait pas les parents, mais les enfants étaient partant. Les parents avaient raison : beaucoup trop pimenté, et nous avons réussi à n’avoir que du riz blanc, impossible de faire comprendre riz sauté, mais nous ne mourrons pas de faim ce soir.

06-08-2017 : en route vers Shanghai

Aujourd’hui c’est Dimanche et nous n’avions pas prévu qu’il n’y aurait pas de petit-déjeuner. Grâce aux provisions achetées la veille nous avons pu gérer. Laurent souffrant de coliques néphrétiques n’a pas mangé grand-chose. Au moment du check-out, les chambres sont inspectées et 2 des serviettes des enfants sont jugées trop sales. Il faut dire que des traces bizarres sont apparues dans leur chambre sans que les enfants puissent expliquer. Pourtant l’un d’eux sait très bien ce que c’est. Et les serviettes ont été salies en essayant d’essuyer ces traces. Résultat après une tentative de lavage infructueuse, nous voilà contraints à payer les 2 serviettes. On aurait pu discuter mais nous devons être à l’heure à la gare et nous y allons en bus (avec changement ! ) pour éviter d’être séparés en 2 taxis.

Le train part à l’heure, et le voyage se passe sans que les enfants se fassent ennuyer par des personnes qui ne savent pas lire leur billet de train. Laurent promet que l’hôtel est proche du métro d’arrivée, ce qui laisse toujours un peu perplexes les enfants – sans doute embrouillés par des données sorties du contexte. Nous trouvons l’hôtel comme prévu et effectivement très proche, même si on a suivi un itinéraire, recommandé par les garçons qui a dû nous faire perdre 1 minute.

On pose nos sacs et on rentre dans le premier restaurant de poissons (présentés à l’extérieur pour pouvoir les choisir). On est prêt de la mer, autant essayer. Demain, on en testera un autre.

 

07-08-2017 : 1ère journée à Shanghai

Vue depuis la chambre le matin, c’est un peu pollué

Aujourd’hui, Hélène est contente elle retrouve un vrai petit-déjeuner avec des ingrédients bien occidentaux. Laurent aussi, légèrement indisposé, cela lui paraît la seule nourriture pouvant être ingérée, pourtant il lui est déjà arrivé de prendre de la friture d’anchois ou de la mangue verte avec de la pâte de crevettes en se levant.
Première destination : le marché aux insectes, oiseaux et poissons. Normal c’est assez proche pour y aller en marchant même si la chaleur est déjà bien présente en ce début de journée.

Cette attirance que les Chinois peuvent avoir pour les insectes continue de nous étonner. Rien de bien spectaculaire dans ce marché, si n’est qu’ils concentrent les poissons comme les hommes.


Un petit saut en métro pour se retrouver dans le bazar. Là, les garçons se sont initiés à la négociation commercial avec les locaux. La calculette sert de base pour les propositions respectives. Il suffit ensuite d’un peu de patience et d’un jeu de postures pour convaincre le vendeur que l’on veut une transaction qui aboutisse. Timothée est très content d’avoir fait passé le prix d’un bracelet de 180 yuan à 10 yuan pour 2 bracelets. Pour cette affaire le reste de la famille à jouer un rôle discret en faisant jouer la concurrence.


De là nous avons rejoint le Bund à pieds pour refaire le trajet que nous avions fait un peu plus de 2 ans plus tôt.

Pour aller du bazar au Bund on passe par un petit parc : une forêt de bambous

Au bout de l’allée, le Bund

Nous n’avions pas le souvenir de la grande tour à droite, mais en fait elle était déjà là au précédent passage par Shangai.


On poursuite East Nanging Road jusqu’à la place du Peuple – constituée principalement d’un parc et d’un musée – puis retour à l’hôtel pour prendre un peu de frais.

Augustin serait-il resté à Paris ou Maman j’ai raté l’avion

Préparation des moules géantes. On n’ira pas dîner là ce soir.

08-08-2017 : Shanghai vue de haut

Au programme de la journée, monter en haut d’une des tours de Pudong et faire un tour dans l’ancienne concession française. Et bien, c’est ce que nous avons fait. Nous sommes montés en haut de la plus haute tour de Shanghai, 632 mètres mais la plateforme d’observation est à 521 mètres.

3 grandes tours sont proches : Shanghai World Financial Tower (décapsuleur),Tour Jinmao (pagode) et Shanghai Tower (la plus grande)

L’atmosphère n’était pas assez claire (pollution) pour offrir une belle vue de Shanghai. Pas de queue pour y monter mais une présentation high-tech avant de monter assez sympa.

Depuis Shanghai Tower, on toise le décapsuleur (492 mètres)

La concession française montre un autre aspect de la ville, maisons à 2 étages max avec jardin et les rues sont bordées de platanes mais rien de spectaculaire.
Au retour, les garçons sont allés à la piscine de l’hôtel, de très belle taille mais le bonnet de bain est obligatoire. Évidemment, ils n’en avaient pas pris, mais le chinois a le sens du commerce.

09-08-2017 : dernière journée à Shanghai

Parmi les incontournables de la ville, s’il on en croit les guides, il y a le musée de Shanghai. Un rapide coup d’œil sur la carte nous montre qu’il est accessible à pieds depuis notre hôtel. Sans précipitation, enfin si, avec précipitations – le pluriel annonce la nuance, nous nous mettons en route vers le musée. Les ponchos vont donc servir. Bon, les garçons ont préféré ne pas les sortir du sac à dos sans doute pour grappiller quelques secondes de WiFi. Nous les enfilons rapidement, et c’est ainsi accoutrés que dans une tentative d’approche du musée, nous faisons le tour d’une voiture de police suscitant l’interrogation des quelques personnes qui se trouvaient là.

Les garçons n’ont pas voulu prendre leur poncho, mais veulent bien profiter des autres

Encore quelques dizaines de mètres et nous arrivons dans la file d’attente d’entrée. Moins de trente minutes sous un régime d’averses assez modérées et nous pouvons commencer la visite. Les étages réservés aux bronzes et aux céramiques et porcelaines nous ont plutôt intéressés Ils montrent l’évolution de la maîtrise technique et les marques des différentes dynasties qui ont régné sur la Chine. Les espaces déliés à la calligraphie et à la jade beaucoup moins. On a aussi aimé l’exposition sur les diversités ethniques de la Chine.

Il n’est pas tard, et nous décidons de retourner au bazar pour acheter les derniers souvenirs. Augustin ne résiste pas au drone, qu’il devra trimballer au retour (et dont un modèle comparable est sans doute proposé à un prix identique sur Aliexpress). Les heures passent vite, notre cash est épuisé et nous décidons de rentrer en marchant (il nous restait quand même de quoi payer le métro ;-). C’est finalement la solution la plus rapide et elle augmente nos chances de découverte, même si le séjour est bien avancé.

Détente piscine pour les garçons puis nous partons essayer un restaurant de Yunnan Road. L’entrée a le sol transparent qui montre une reproduction de l’armée enterrée. Nous faisons le plein de raviolis et autres plats qui conviennent à tout le monde. On sent que la fin des vacances approche, les discussions se prolongent à table, ce qui permet à ceux qui ont la digestion un peu rapide, de picorer parmi les restes des plats.

10-08-2017 : le retour

Aujourd’hui,  il faut se lever un peu plus tôt. RDV au petit déjeuner à 7h15. Les enfants avaient râlé la veille, mais finalement, ils étaient là, à l’heure. Le départ se fait rapidement et selon le scénario envisagé. Nous rejoindrons l’aéroport en métro. Nous partons à l’heure de pointe et on peut avoir une idée de ce que peut être un métro grouillant de monde si l’on fait un changement à People’s Square (station vraiment très étendue) pour prendre la ligne 2 (celle qui est la plus chargée du métro shanghaien). Il faudra laisser passer un métro pour pouvoir entrer à 5 avec nos sacs. Mais finalement, ça le fait.

A l’aéroport, Laurent a droit à une fouille complète de son sac parce que la machine de l’enregistrement aurait détecté quelque chose. En fait, ça doit être dans un autre sac, celui d’Augustin par exemple. Cela prend un peu de temps. A cela, il faut ajouter, le stress que génère un trajet en avion sur Timothée, sujet au mal de l’air. Il commence donc par vomir dans une des poubelles du duty free. On peut avoir quelques craintes pour les 17 heures à venir. Finalement, après les contrôles sécuritaires, nous sommes prêts à embarquer : pas de temps mort.

Timothée arrive à dormir pendant les 3/4 du Shanghai-Moscou. Ensuite, c’est plus compliqué sur tout le reste du trajet. Nous voyant récupérer quelques airsickness bags en sortant du premier vol, une hôtesse nous donne une quinzaine de sacs, c’est bon on va pouvoir gérer la suite. Timothée a dû en consommer une dizaine.

Arrivée à Paris à l’heure, bagages disponibles dès la sortie du contrôle d’immigration et voiture de location prête : nous sommes à Courcelles avant minuit.