17-08-2018 – de Milan à Dijon

Rentrer d’une seule traite aurait mis tout le monde à l’épreuve. Lors de la préparation du voyage, nous avons donc placé une étape à Dijon sur le trajet du retour.

La route ne présente pas de grand intérêt, nous repassons par le même chemin qu’à l’aller.  Même attente au tunnel du Mont-Blanc, sauf que l’insertion dans le tunnel semble mieux gérée en Italie qu’en France avec une triple consigne mieux respectée – distance minimale, vitesse minimale, vitesse maximale.

Arrivée à Dijon, nous allons faire le tour du quartier piétonnier, particulièrement étendu et avec la présence étonnante de belles marques pour une ville de cette taille. Augustin a préféré rester à l’hôtel et nous a rejoint au moment du repas. Malgré des consignes précises – il n’y a qu’une rue à suivre en longeant un parc, il a réussi à partir du mauvais côté. Il a dû se faire guider au téléphone pour rejoindre le centre matérialisé par une sorte d’arc de triomphe que tous les habitants de la ville connaissent !!!

16-08-18 – Milan

Nous ne passerons qu’une nuit à Milan, et encore, le lendemain nous partirons pour la route de retour en France. Nous décidons donc de ne pas retarder le départ afin de profiter un peu plus d’une vraie ville. Nous finissons l’installation dans les chambres avant 12h grâce au sens commerçant du personnel de l’hôtel qui aurait pu nous refouler avant 15h.

Un petit coup de métro – nous sommes près de la gare centrale – et en 5 minutes nous sommes sur la place du Duomo, face à la cathédrale ou la Galleria Vittorio Emanuele II.

Nous parcourons l’hyper-centre piétonnier et quelquefois Augustin et Timothée se prennent pour des clients des boutiques de luxe du secteur.

Spontini, l’enseigne de pizza indissociable de Milan : tous ces gens font la queue pour avoir leur part de la fameuse pizza

Nous poursuivons notre découverte jusqu’au Castello Sforzesco pour finir par le parc Sempione. L’après-midi est déjà bien avancé et le courage faisant défaut aux plus jeunes, nous ne rentrons pas à pieds mais en métro.

Dans un arbre du parc

Repérage du quartier – la gare et son imposante façade,  sa faune – par les parents suivi d’un petit aperitivo pendant que les enfants prennent leur dose de WiFi.

15-08-18 – Il museo della carta

Rien à voir avec la casa del papel. Ce matin le ciel est bien bleu, dégagé de tout nuage. En regardant sur wikiloc, on constate qu’il y a plein de circuits référencés au départ de Toscolano-Maderno. Nous en choisissons un pas trop long, pour ne pas rentrer trop tard puisque nos ados adorables ont préféré larver à l’hôtel.

Nous parcourons le premier kilomètre jusqu’au musée et là un arrêté municipal interdit d’aller plus loin. Nous rebroussons chemin et improvisons un circuit de retour sur les hauteurs si possible en dehors des voies carrossables.

L’après-midi nous allons tous au musée du papier. La fabrication du papier est une activité traditionnelle de la région qui perdure aujourd’hui encore. On n’a pas précisé qu’il fallait marcher 20 minutes pour y arriver, une épreuve hors normes pour les garçons.

 

14-08-2018 – Dernier lac, le Lac de Garde

Cette fois l’étape est un peu plus courte, une bonne heure. Heureusement, sur le trajet, au prix d’un léger détour,  nous pouvons passer par Franciacorta, un outlet village. Les garçons ne connaissaient pas le concept, mais ont tout de suite repéré les enseignes de vêtements ou chaussures qui les attirent.

Nous y sommes arrivés très peu de temps après l’ouverture, mais le parking est déjà à moitié plein. Laurent trouve un paire de Geox à son pied et Hélène des petites casseroles qu’on ne trouve pas en France.

Encore 1 heure de voiture pour notre prochaine destination. Ça n’est pas très loin mais il faut emprunter l’unique et donc encombrée route qui longe le lac. On passe par la jadis réputée station balnéaire de Gardone Riviera dont les hôtels ont gardé la prestance d’hier. L’arrivée à l’hôtel de Toscolano-Maderno ne pose aucun problème, bien visible depuis la route principale.

Assez vite nous profitons de la piscine assez déserte aujourd’hui, le plafond nuageux est basse et n’encourage pas à la recherche d’un espace de baignade dans le lac. C’est un après-midi assez peu actif au bord de la piscine ou sur la terrasse de l’hôtel pour profiter du WiFi présent seulement dans les parties communes.

Dîner dans un resto repéré sur Tripadvisor – on découvre qu’il fait aussi club de rencontre pour chiens. A cette occasion, nous avons expérimenté le repli en salle lorsque l’orage s’est déclaré. On aurait pu s’attendre à une belle pagaille mais cela s’est fait en toute sérénité. Un bon souvenir.

13-08-18 : Isola Monte

Isola Monte, c’est ainsi que se nomme l’île qui nous fait face. Sa taille est telle qu’on pourrait nous laisser croire que c’est la rive opposée du lac.

En fait, il paraît que c’est la plus grande île de lac d’Europe. Il faut chercher du côté de l’île de Malitoulin dans le Lac Huron pour faire mieux, mais on s’en fiche un peu non ?

Nous avions annoncé le programme la veille au soir  :  ceux qui veulent rester à la piscine peuvent rester. Le guide des balades annonçait de prendre le bateau dans le village d’à côté et il avait raison. En effet, au départ de notre village, il y a bien des trajets vers l’île, mais le bateau arrive au milieu de l’île, trop loin du départ des balades. Nous nous résignons donc à suivre les conseils du guide après avoir essayé l’improbable optimisation. La traversée dure moins de cinq minutes.

La première partie de la balade est sur le plat et longe la côte. Tout le monde est présent et suit sans trop rechigner. Dès les premières difficultés, lorsque la pente se fait un peu plus raide, les garçons montrent des signes de lassitude. On ne peut pas parler de fatigue, ou alors ce serait très inquiétant. Non, juste une grosse flemme d’ado doublée d’un plaisir inavoué d’être bien pénible envers ses parents. Les 3 plus âgés continuent le chemin en montant sur les hauteurs de l’île tandis que les deux plus jeunes s’inventent des prétextes se justifier leur décision de ne pas faire un pas de plus. Nous ne marchons que depuis 45 minutes.

Le chemin que nous avons suivi est finalement le plus rapide, mais monter pour redescendre paraissait tellement inepte aux petits esprits trop malins qu’ils ont préféré refaire le chemin à l’envers.  S’ils nous avaient suivi, ils auraient pu avoir une belle vue plongeante sur la petite île qui jouxte Isola Monte et qui lui avait été reliée  à l’occasion d’une œuvre de Christo ( cf. http://artjuice.net/pont-flottant-de-christo-italie/).

Finalement, nous avons laissé passer une traversée de bateau – il y en a toutes les 20 minutes – à attendre nos génies. Et dire qu’ils pouvaient rester à l’hôtel.

Fin d’après-midi au bord de la piscine, et autre activité intense. Le soir, le restaurant sympa que nous avions repéré nous donne quelques difficultés de routage, jamais simple dans ces routes parfois trop étroites pour notre voiture. A l’arrivée, nous constatons qu’il est fermé.  Nous nous replions au Blue Marlin – une autre vision de l’Italie. Son intérêt, les bières y sont bien grandes.

12-08-18 Escale dans une ville qu’on appelle Bergame

Aujourd’hui nous changeons de lac, nous quittons celui de Côme pour celui d’Isseo – certainement moins célèbre.

La situation de Bellagio n’a pas changé pendant la nuit. Nous longeons cette fois une autre rive, mais la route est toujours aussi bien bordée. Cette fois nous suivons un camping-car. L’allure n’est pas rapide, mais s’il croise des voitures elles seront suffisamment bien rangées pour nous laisser passer sans difficulté.

Nous faisons une halte, juste à côté de Milan, dans une ville qu’on appelle Bergame, où nous n’avons pas cherché à faire construire de villa. Arrêt dans la partie basse de la ville puis montée à la ville haute par le funiculaire.

La ville haute a des airs de ville citadelle, et nius en faisons rapidement le tour en ignorant musées et autres curiosités très propices à l’ennui des ados que nous trimballons.

Ici on aime les pizze

Nous reprenons la route et faisons une pause pique-nique au bord d’une vigne et bien à l’ombre cette fois. L’approche de l’hôtel a encore une fois été compliquée.   Toutes les applications ou GPS nous faisaient passer par des endroits impossibles. Finalement avec une carte, une navigation à l’estime puis une touche finale à base de panneaux annonçant l’hôtel et nous sommes parvenus à destination. L’hôtel a dû mériter ses étoiles il y a quarante ans – grâce aux lambris dans les chambres et a réussi à estorquer son maintien grâce au terrain de tennis et à la piscine. Elle est restée très correcte et les enfants en ont bien profité pendant que les parents bouquinaient sur la terrasse de l’hôtel avec vue sur le lac.

Il faut dire que le temps un peu couvert n’incitait pas à y descendre.

 

Le coin est un peu paumé et le choix du restaurant est restreint. Celui qui reste à une distance raisonnable de marche de l’hôtel ne propose pas de pizza. Un bon signe pour les parents, un drame pour Timothée. Double drame quand il s’est vu déconseillé la côte de boeuf de 1,2 kg pour lui tout seul. Il faut dire que le menu ne précisait qu’un prix par hg.

Retour à pieds de nuit en essayant de retrouver le meilleur chemin. Tous n’ont pas réussi.

11-08-18 Monte là-haut, tu verras Bellagio

La veille, nous avons suivi la recommandation de notre hôte et acheté des tickets pour le petit-déjeuner dans un hôtel tout proche.

Nous avions hésité, ne comprenant pas tout dans son attitude  :  écoutez prenez les tickets, vous paierez ceux que vous aurez consommés. Le petit-déjeuner était parfait quoiqu’ un peu trop matinal pour les garçons. Lorsqu’on a donné les tickets à la serveuse, elle ne savait pas quoi en faire… On en a 5 autres pour demain.

Si le petit-déjeuner a été pris tôt, c’est pour ne pas souffrir de la chaleur pendant la balade.

09:30  :  tout le monde est prêt ce qui est de l’ordre de l’exploit. Les premiers hectomètres sont le long de la route, avec un peu de circulation à cette heure ce qui nuit à l’agrément. Rapidement on rettouve un petit chemin avec une pente sérieuse qui offre une vue un peu plus dégagée à chaque pas.

 

10-08-18 Côme et Bellagio

La nuit a été orageuse et a nettement rafraîchi l’atmosphère. Nous quittons Stresa pour Bellagio. Le GPS annonce 2 heures de route. Nous faisons escale à Côme et une visite rapide de la cité médiévale à l’intérieur des remparts.  Quelques belles bâtisses et des ruelles étroites et le lac  :  beau mais pas enthousiasmant.

Nous reprenons la route vers Bellagio en recherchant un endroit ou un chemin de traverse pour pique-niquer. La route est étroite et bordée par le lac à gauche et la montagne à droite. Nous trouvons un retranchement en plein soleil pour la pause déjeuner. Vraiment pas idéal mais il conviendra pour remplir les estomacs d’ados affamés. 2 km plus loin il y avait une aire ombragée, dommage. Le GPS nous a joué quelques tours à l’arrivée confondant 2 rues, même nom de famille mais prénoms différents. 2 coups de fil et 30 minutes d’attente, de recherche et de routage plus tard nous étions sur place en ayant traversé le secteur piétonnier de la ville en voiture à une heure de pleine affluence  :  privilège exclusif de quelques résidents dont nous faisions partie.

Le propriétaire loue quelques appartements aménagés dans une maison. Il a pris soin d’installer plein de petits miroirs ronds un peu partout ce qui permet de garantir la bonne circulation des énergies et d’obtenir le label Feng Shui.

Un petit tour de la ville s’impose avec quelques belles boutiques.

Une baignade à l’extrémité de la pointe de Bellagio, tout le monde se remet en ordre puis dîner dans un des restaurants recommandés par notre hôte et promenade nocturne au bord du lac.

nous nous en retournons

09-08-18 Isola Bella, Orta San Giulio et son lac

Ce matin nous partons pour la grande traversée du lac et rejoindre Isola Bella – une des îles Borromées – un simple rocher que le Conte Vitaliano Borrome décida de transformer en un lieu de délices. Il a quand même fallu quatre siècles pour y parvenir. 10 minutes suffisent pour rejoindre l’endroit, on a à peine le temps de s’installer sur le bâteau qu’il faut débarquer.

En dehors du palais et de ses jardins, il n’y a qu’échoppes et restaurants. Augvustin et Timothée ont préféré cette forme de visite à l’autre. Celle où l’on peut voir un très beau palais baroque avec profusion de tableaux , peut-être un peu trop et un magnifique jardin dans lequel se promènent de surprenants paons blancs.

La traversée de retour

Tant pis pour eux. L’après-midi nous partons pour Orta – de l’autre côté du Mont Monttarone.

C’est une ville qui a conservé sa forme d’origine avec des ruelles très étroites et un accès au lac entre chaque maison.  Nous en faisons rapidement le tour et bouclons notre circuit en longeant le lac avec vue sur l’Isola di San Giulio.

La Dolce Vita

Isola di San Giulio

Nous avions prévu une baignade au retour, mais l’orage menace et finit par claquer. Nous serons aussi bien à l’intérieur.

08-08-18 Route panoramique à Stresa

Notre guide de balades autour des lacs ne nous proposait qu’une balade un peu longue avec départ en téléphérique ou un départ après 45 minutes de voiture. Nous avons profité d’un dépliant  disponible à l’office du tourisme pas encore ouvert à cette heure. Nous identifions une balade avec départ depuis notre villégiature.  Le tronçon en ville n’est pas le plus agréable mais nous fait découvrir les hôtels renommés.

Regina Palace

Nous poursuivons le long de la déchetterie, ce qui sème le doute sur la qualité de notre orientation. Nous poursuivons néanmoins pour arriver à la cascade, premier objectif du parcours.

Dix minutes de marche encore et nous sommes sur la route panoramique, avec vue sur le Lac Majeur. Le parcours pourrait se poursuivre bien plus haut mais le genou incertain d’Amandine nous fait redescendre en fermant la boucle.

Repas pris dans l’appartement et farniente pendant une bonne partie de l’après-midi, les enfants exploitant à fond le Wi-Fi.

Après une visite à l’office du tourisme, cette fois ouvert, nous découvrons qu’il y a quelques « plages » tout près, mais qu’il était difficile de détecter depuis la voiture le premier jour. Estimant qu’il y a trop de monde, Augustin refuse de profiter de l’endroit, dans une tenue parfaitement appropriée pour passer inaperçu.